lundi 8 août 2011

Vient de paraître : AGRAFES de Michel Valprémy

 

 

agraphes

 

Editions Atelier de l’Agneau

350 pages, 24 euros

Préface de François Huglo. Extrait (4è de couverture) :

 

“ Le présent recueil de recueils témoigne de cette aventure éditoriale partagée par un auteur et ceux qui l’ont choisi, distingué, désigné comme favori, en publiant dans des plaquettes agrafées détachées des revues, un peu comme des numéros spéciaux, plutôt comme des spécialités, des textes qui prenaient date. La revue les inscrivait dans une collection, et l’auteur dans sa bibliographie. Des livres ? Presque… Livres minoritaires, nomades, précaires. Mais livres pionniers.”

FESTIVALPREMY – 31 juillet 2011

Compte-rendu

 

          Comme de nombreux amis de Michel Valprémy, le soleil avait réservé sa journée du 31 août, et se tenait aux côtés de Claude Martin pour accueillir chacun à Robin, près de Fronsac, en des lieux familiers à beaucoup, et que d’autres découvraient. Les retrouvailles et rencontres de cette année ont été marquées par la présentation d’Agrafes, recueil des recueils agrafés de Michel, publié par l’Atelier de l’agneau : 350 pages, un record pour l’éditrice Françoise Favretto ! Mais rien d’indigeste en ce livre illustré de nombreux dessins de Michel et des reproductions des couvertures des plaquettes, la maquette de Pierre Valprémy jouant sur la diversité des polices de caractères pour rappeler celle des éditions originales.

          Une même diversité régnait dans l’interprétation, toujours personnelle et juste, des textes de Michel par ces instrumentistes que sont les lecteurs. A son « feuilleton » d’extraits de L’appartement moutarde, Sylvie Nève avait ajouté un passage de Petits crapauds du temps qui passe (Michel Valprémy - Jacques Izoard), lu en duo avec Marie Delvigne qui nous offrit aussi une page de Miettes en sauce. François Maurin avait choisi des fragments de Rose, Raoul et Courte-queue, et trouvé parmi les Stèles de Victor Segalen un message pour Claude Martin. Albumville passa par la voix de Denis Ferdinande, Lilas zone par celle de Pierre Bayle, et Artabax par celle de Christian Rousseau, qui lut aussi la préface d’Agrafes, signée François Huglo. Quelques extraits de lettres de Michel à François furent lus par ce dernier, sous le titre « Valprémy, classique et moderne absolument ». Retour au soleil pour l’apéritif et le repas qui ont prolongé jusqu’à la nuit ce temps fort d’échange et d’amitié autour de Michel.

          Les membres de l’Association qui n’ont pu nous rejoindre peuvent commander Agrafes, au prix de 20 € au lieu de 24, port gratuit.

 

 

 Reportage photos

 

  Lectures

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Exposition de Emmanuel Aragon

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Agapes

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Photos : Evelyne Briatte

dimanche 24 juillet 2011

Blason du corps mouillé

Michel Valprémy

Blason corps mouill 1 (Electre, fvrier 1986)

Blason corps mouill 2 (LPDA 053, 16 sept 85)

Blason corps mouille 3

LPDA °53 sep. 85 / ELECTRE “Blason du corps mouillé”, février 1986

dimanche 10 juillet 2011

Salomé (Lecture d'une gouache)

Michel Valprémy

(Une vaste miniature. Couleurs : pastels les plus vifs. On hésitera d'abord. Tous ces rinceaux, virgules, arabesques et l'ornement baroque imprécisément détaillé. Il y aura une histoire.)
Au centre, Jean-le Baptiste, en sa tête tranchée, ce visage neuf, de pure glaise, l'œil ouvert, enfantin, — un seul, l'autre caché sous la mèche ondoyante, un bon rhizome — qui prédit encore ce qui EST, simplement. L'effacé illumine .Sur le sommet du crâne s'épanouit la colombe à double bec, une pose de Vierge enrobée de plis bleus«Du cou net un delta de sang clair — au mieux du baptême — se disperse...
Et il joint Salomé aux franges du lourd voile ultime, traîne envolée, de reflets d'améthyste, d'écumes et de cieux, palampore de fines galaxies, pour la nudité ambrée, fraîche d'ans.
Elle a dansé jusqu'à la sueur et toutes liqueurs.
Elle a bondi jusqu'à brûler ses seins enflés.
Elle rampa, son flanc luit de silex.
Elle cache son visage dans le réseau jais d'une chevelure éparse, mais la nuque de tresses et torsades ophidiennes. Elle secoue pour Jean ses boucles comme des fouets.
Elle au dansé jusqu'à la récompense.
Le voile boit le ru rouge, elle s'en écharpe.
(Elle a baisé sa bouche)





Et il joint le Fils de l'Homme fixe en sa cape d'émail rosé, carapace de toute initiation, tunique et suaire imaginés,
de dos
sous 1' ordre des cheveux blonds
face directe
à son calvaire. Toutes ces marches de chocs, de clous; et 1'agenouillade anniversaire des fidèles.
Le Jourdain source d'une bulle de vie décapitée, échappée — l'­air essore le linge impudique.
l'eau lave plus que le pur.
Babylone flambe comme l'Enfer médiéval, l'acre pisé s'empoudre jusqu'à la lune d'argent damasquinée.
Plus de vent, la raideur du temps.


est consommé.
 
03/03/1980 – Inédit









dimanche 26 juin 2011

Le nerf des marguerites

Michel Valprémy

Le nerf des marguerites (LPDA 036, 25 avr 85).jpg
 LPDA n°36, avril 95

dimanche 12 juin 2011

Le Petit laboratoire de Mister H. (extraits)

Michel Valprémy

Mister.H cède à son vice :
Bric à brac, anguille sous roche pois de senteur formol à la pelle miroirs désargentés pistaches à foison ribambelle d’insultes pommettes du dernier émoi une poignée de main cardinale ½ litre de sperme (traites jour à nuit) 2 dimanche avec une mousson de pensées (fleur ou non) un coït sans pommade une pipe à eau garnie (voyez ce que je veux dire) un précis d’articulation avec en première page chichi-castenango et en deuxième rataragama une pincée de sel glacé un chien sans fusil un permis de se déconduire un lèche-cul portatif sourires cataplasme effigies des serpents-cocus à clochettes un pygmée toujours à la bonne hauteur (voyez ce que je veux dire) un dictionnaire vierge de nombreuse absences (on perdit hier la mémoire) un sanglot long quelques incertitudes des concordances atténuantes des retours à l’envoyeur
(…)
 
Moi
Oh les bajoues des mémères ces ruchers de plis gras et la semoule baveuse accumulée aux commissures des lèvres le pépé mouillant sa chique coincée entre deux caries plus tu bouffes plus tu chies t’as vu t’as vu çuici la moustache trempée de vin même le vermicelle on dirait qu’ils le font exprès
moi aussi je les aime aussi comme ça
et moi
Si on comptait les âges différemment (son propre vécu) j’aurais 4 ans et demi moi je remonte carrément aux sources : les couilles de mon père
je disais les adolescents d’Arabie menthent
Un anneau d’or m’attache encore je ne serai jamais tout à fait pèlerin
(…)
 
enfin tu y viens tu lèves l’embargo et aspires avec nous (ça te va bien le rire) sous le pull rouge je culbuterais bien ta peau et poisserais ce ventre tout petit bouda bien mieux que le baiser furtif des fidèles
je ne suis pas ton tire botte de toute façon j’ai perdu la main
paroles de vieil homme ses légendes cutanées même l’incision du pêcheur
euthanasie des plus vieux radars toutes les anfractuosités du silence à picorer ces graines du dernier don (génuflexion pour quémander ton sexe en aumône) je m’enlarve et m’essouffle – fleurs crépues dans les poumons

LPDA n°41, janvier 1985 (extrait 1) ; L'Envers du Rien n°01, avril 1983 (extraits 2 et 3)















dimanche 5 juin 2011

Bitus (suite)

Michel Valprémy


BD 0 (contemporains, oct 91)

BD 2 (LPDA 027, 26 fev 85)

BD 4 (LPDA 041, 3 juin 85)

(LPDA 037, 6 juin 85)


LPDA, février et juin 1985

dimanche 29 mai 2011

Clo, 15 rue M

Michel Valprémy



au sortir d'un vagin opiacé des larmes lilas comme une lapée de crème odeur d'iode et de lourds bégonias friction d'orties de sel de vieilles images pieuses et ta main ongles peints coula rapide au revers de ma glu (je te frottais ma bouche) des seins mille papilles circulent ions pressés sous ma bave limoneuse (rubis sombre de tes tripes) Madame je vous creuse (et ton rire à surprendre le jardinier) tu disais heureuse en ouvrant les colonnes
               ENCORE

Les dossiers d’Aquitaine n°08, novembre 85

dimanche 22 mai 2011

Clown, croque-morts

Michel Valprémy

Clown, croque-morts 1

dimanche 15 mai 2011

Mifa

Michel Valprémy

mifa

Devil Paradis n°16, avril 86